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Les vacances

13 août 2007

Je n’avais pas prévu d’en parler au Café du commerce, parce que tout le monde en a déjà parlé, des vacances américaines de notre Président bien-aimé (que Dieu le garde). Et puis d’autres trucs me mâchaient davantage, comme le dauphin de Chine, porté disparu, ou ce gamin tombé de la fenêtre pour échapper aux flics.

Comme tout le monde j’ai visité virtuellement la maison de vacances de notre Président bien-aimé (que Dieu le garde), à Wolfeboro. Impressionné pas tant par le luxe ou la taille de la maison, que par le goût très sûr de son propriétaire (« Le problème avec les gens de Microsoft, c’est qu’il n’ont aucun goût, » disait Steve Jobs...)

Pas surpris vraiment par les hors-bord et jet-ski : ces machins puants et pétaradants sont évidemment livrés en standard dans la panoplie du jetsetteur (en français : connard friqué) en vacances.

J’ai pensé un instant à De Gaulle, qui tenait à payer son électricité à l’Élysée, en me disant que c’était vraiment une autre époque. Puis comme tout le monde aussi, ai pensé qu’il y a des choses encore plus tristes que le mode de vie et les amitiés forcément désintéressées de notre Président bien-aimé (que Dieu le garde). Et donc passé à d’autres préoccupations.

Finalement, si j’en parle c’est parce que ce matin, c’était grand ménage (ça revient vite) et donc serpillère swing. Aujourd’hui j’avais choisi Michel Jonasz, que je n’écoute pas très souvent mais toujours avec beaucoup de plaisir. Quelqu’un que j’estime et aime bien.

Donc, pendant que je rêvassais en passant la serpillière, Jonasz chantait ma chanson préférée de lui, et de mes préférées tout court, les vacances :

On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On regardait les autres gens
Comme ils dépensaient leur argent.
Nous il fallait faire attention
Quand on avait payé
Le prix d’une location
Il ne nous restait pas grand-chose.

Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l’eau
Les palaces, les restaurants
On n’faisait que passer d’vant

Et on regardait les bateaux
Le matin on s’réveillait tôt
Sur la plage pendant des heures
On prenait de belles couleurs.

On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
Et quand les vagues étaient tranquilles
On passait la journée aux îles
... Sauf quand on pouvait déjà plus.

Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l’eau
On avait l’cœur un peu gros
Mais c’était quand même beau.

Ces vacances-là, celles de Jonasz, ne sont pas sans me rappeler assez fortement mes propres vacances de gosse. Et c’est sans doute pour ça que j’aime bien la chanson. La Tranche sur Mer, Vendée, c’était plus populo que Wolfeboro, on n’avait que trois pièces, une tente dans le jardin pour les frangins, et pas de jetski. Mais on ne devait rien à personne, et c’était le bon temps.