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Pierre-Marie

Publié le 19 mai

La première fois que je l’ai entendu dans le Duo ma non troppo, je me suis demandé de quel instrument bizarre il jouait, parce que son saxophone soprano a une forme un peu spéciale, et pour moi le soprano c’était surtout la carotte de Sidney Bechet, un instrument sympa mais un peu criard.

Quand Pierre-Marie Bonafos en joue, tu as plutôt l’impression d’entendre le velours du ténor de Stan Getz, à l’octave.

J’ai entendu un jour à la radio une interview du hautboïste Marcel Ponseele, qui à une question sur sa sonorité répondait que le son d’un hautboïste reflète souvent celui de sa voix : une voix douce conférerait au musicien un son doux, une voix nasale un son nasillard. Je ne suis pas totalement convaincu par la théorie, mais pour ce que je connais de Pierre-Marie, c’est un homme discret, chaleureux et bienveillant — et ça, je suis sûr que ça s’entend dans son jeu de sax tellement personnel.

Pierre-Marie Bonafos
Tétralogie Bertrand Ferrier - Paris, 2019